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La révolution numérique a bouleversé notre société actuelle. Avec le développement d’internet et l’essor des nouvelles technologies, nous avons changé en profondeur nos habitudes, de travail, mais pas seulement. Le numérique a rendu possible le mise en réseau des individus à travers le monde grâce notamment aux sites web, aux mails, aux réseaux sociaux, aux messageries instantanées, etc. Il est devenu aujourd’hui, avec les terminaux qui le font fonctionner, un élément indispensable dans nos vies quotidiennes.

La démocratisation récente du télétravail, surtout suite à la crise de la covid-19, a renforcé son utilisation et prouvé, une nouvelle fois, les avantages dont ils nous font bénéficier. Pourtant, le numérique n’est pas tout rose. Le revers de la médaille, la pollution numérique. On a tendance à oublier que le numérique, bien qu’immatériel, soit possible grâce à des éléments matériels, les appareils (téléphone, ordinateur, etc.) et les infrastructures permettant le stockage et la mise en réseaux des données (datacenter).

Qu’est ce que la pollution numérique ?

Ce qu’on appelle la pollution numérique ou digitale correspond à l’ensemble de la pollution créée pour l’utilisation du numérique. Les objets connectés génèrent des polluants néfastes pour l’environnement à plusieurs étapes de leur vie : leur fabrication, leur utilisation et leur recyclage.

Le plus gros problème de cette pollution, c’est qu’elle ne se voit pas directement. On ne voit pas de nuage noir et toxique s’échapper de nos appareils. En fait, on ne peut pas voir concrètement comment nos gestes numériques du quotidien ont un impact sur l’environnement.

L’enjeu premier, c’est la prise de conscience pour pouvoir agir en conséquence. 73% des Français n’ont pas conscience de la notion d’écologie digitale.

D’où vient la pollution numérique ?

Les appareils numériques

Selon GreenIT, “en 2019, l’univers numérique est constitué de 34 milliards d’équipements pour 4,1 milliards d’utilisateurs, soit 8 équipements par utilisateur.”

La fabrication des terminaux a un impact considérable sur la production de pollution. L’extraction et le raffinage des métaux sont sources de pollution, tout comme le transport des matières et appareils. La quantité de ressources naturelles utilisée pour la fabrication de ces objets est en constante augmentation, les ressources disponibles, elles, ne le sont pas.

L’étape de fabrication est plus énergivore que l’étape d’utilisation des produits.

Ces appareils sont également rarement recyclés. En Europe, seulement 25% des déchets électroniques suivent une démarche de recyclage, laissant donc 75% des déchets non recyclés, soit environ 30 millions de tonnes à l’échelle mondiale (rapport de l’ONU). La plupart de ces déchets seront éliminés dans des décharges et/ou envoyé à l’étranger, principalement dans des pays d’Asie de l’Est de façon plus ou moins légal.

Le fonctionnement du réseau internet

Le deuxième gros facteur de la pollution numérique correspond à tout l’équipement et les ressources permettant de faire fonctionner le réseau. Cet aspect nous parait invisible, car nous ne pensons pas qu’internet peut avoir une forme physique. Pourtant, toutes ces données dans le cloud sont stockées de manières physiques dans des datacenters.

À chaque fois que nous nous connectons à Internet, nous mobilisons ces centres de données pour accéder aux services ou données souhaités. Ces centres sont constamment sollicités et le seront de plus en plus par l’augmentation de notre utilisation du numérique.

Hors, ces datacenters sont très gourmands en électricité, pour l’alimentation des différents serveurs, mais également pour la climatisation des locaux. Les composants électroniques des serveurs dégagent de la chaleur, il faut ainsi maitriser la température des salles blanches, mais aussi l’hygrométrie et la qualité de l’air pour préserver les équipements.

Au niveau mondial, les datacenters représentent 1% de la consommation électrique. Étant donné que le volume d’informations numériques échangé double tous les deux ans, la consommation d’énergie et les émissions de CO2 ne feront qu’augmenter sans changement de notre part.

Même à la maison, faire fonctionner internet est gourmand en énergie. Par exemple, la consommation annuelle d’une box internet équivaut à celle d’un frigo.

Comment diminuer la pollution numérique ?

Alors comment réduire son impact environnemental lorsque l’on utilise le numérique ?

Des gestes simples et rapides vont vous permettre d’adopter un comportement plus responsable envers un internet plus vert.

Vous pouvez commencer par faire durer vos appareils le plus longtemps possible. Comme on l’a dit précédemment, la fabrication d’un appareil est la phase la plus énergivore et polluante de la vie de l’appareil. Vous les changerez donc seulement si vous en avez réellement besoin. De nombreux appareils peuvent être réparés au lieu d’être jetés pour en acheter des nouveaux. Vous pouvez également penser à la seconde main et aux équipements reconditionnés. Il existe aussi des appareils plus responsables pour l’environnement, comme les fair-phone.

Supprimer vos mails ! Vous n’avez surement pas besoin des 7365 mails stockés dans votre boite de réception, alors, hop, à la corbeille. Pour la plupart des messageries, il est possible de paramétrer la suppression automatique de votre corbeille au bout d’un certain nombre de jours, car oui, vous n’avez pas non plus besoin de stockés vos mails supprimés.

Plus globalement, pensez à faire le tri dans vos fichiers. Un petit ménage de printemps pour faire disparaitre ce dont vous n’avez plus besoin ne fais pas de mal.

Lors de ce ménage, profitez en pour supprimer les applications et logiciels que vous n’utilisez pas. Si vous ne les avez pas ouverts dans les 3 derniers mois, c’est sûrement qu’ils ne vont sont plus si utiles que ça.

Un dernier tips pour un comportement plus responsable, réduisez votre consommation de contenu vidéo. Le streaming vidéo correspond à 60% des flux de données sur Internet. Concrètement, regarder 1h de vidéo, c’est entre 0,5 à 4,5 kWh d’énergie primaire selon le type de terminal utilisé. Réduire sa consommation de vidéo, c’est réduire son impact écologique.

Pour le contenu que vous allez continuer regarder, faites attention à la qualité d’affichage. Vous n’avez pas besoin d’une qualité Full HD sur téléphone, votre écran ne vous permettra pas d’afficher cette qualité. Il faudra choisir la qualité adaptée à la taille de l’écran, voir la réduire si vous souhaitez diminuer le poids de fichiers chargés.

Réduire l’impact de son site web

Il est également possible de réduire l’impact de la pollution numérique lors de la création de votre site web. Cela permettra de diminuer la consommation énergétique à chaque visite de votre site.

Afin de réduire la mobilisation des serveurs et l’utilisation du réseau, le premier élément sera de créer un site le plus léger possible. Cela permettra par ailleurs un chargement plus rapide. Pour cela, il faudra optimiser l’ensemble de vos contenus visuels (images, vidéos, etc.) et de votre code.

Pour optimiser davantage votre site, il devra être pensé pour votre activité et votre besoin. C’est un peu l’idée du “less is better”, rien ne sert de surcharger votre site de fonctionnalité dont vous n’avez pas besoin. Avec une analyse approfondie de l’objectif de votre site, vous pourrez identifier vos besoins réels et mettre en place des solutions optimisées.

Nous avons vu que les data center étaient des centres consommant énormément d’énergie électrique. Vous pouvez donc opter pour un centre plus respectueux de l’environnement qui choisit des sources renouvelables pour alimenter ces serveurs et compense ses émissions de gaz à effet de serre.

Si vous souhaitez analyser votre site ou n’importe quelle page web, GreenIT Analysis, une extension chrome, vous permettra d’obtenir un score (de A à G) pour chaque page analysée.

Transition numérique, mais également écologique

Le secteur numérique ne cesse de se développer par la multiplication des objets connectés, l’augmentation du partage des données et la digitalisation de nombreux services. Internet est aujourd’hui, s’il était considéré comme un pays, le 3ème états le plus polluants au monde, derrière la Chine et les États-Unis. Si nous ne changeons rien, qu’en sera-t-il demain ?

La transition numérique doit donc aller de pair avec la transition écologique pour repenser notre utilisation de celui-ci à l’échelle mondiale. À chaque niveau (individus, entreprises, états, etc.), des gestes permettent de se rapprocher de la sobriété numérique.

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