Comment trouver un financement pour mon site internet ?

C’est bien évidemment la question que se pose les petits commerces dont les boutiques physiques ont été fermées. Ils doivent très vite investir le numérique et doivent obtenir des fonds pour la création d’un site internet dans un moment où leur chiffre d’affaire est sérieusement en baisse.

Face à la polémique concernant la fermeture des commerces dits non essentiels, le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, annonce le 1er novembre dernier que l’état débloque 100 millions pour donner aux commerçants les moyens de financer leur digitalisation.

Avec la nouvelle vague épidémique, les petits commerces sont obligés de baisser le rideau pour la deuxième fois cette année et voient encore une fois leur chiffre d’affaire s’effondrer. “Il ne faut pas qu’Amazon soit le grand gagnant de cette crise au détriment de nos petites entreprises”, a martelé le ministre.

Le click & collect à marche forcée

Pour contrer une concurrence que les commerces fermés jugent déloyales, l’état leur propose de continuer à vendre leurs produits en ligne et d’organiser le retrait des marchandises à l’entrée des boutiques. « La vente en ligne doit permettre à ces acteurs de rebondir », assure Bruno Lemaire. Un click & collect d’un nouveau genre qui donne l’espoir d’une activité mais… le constat est sans appel, seules 30% des entreprises du commerce sont numérisées. Dès lors, comment continuer à exister et à vendre ?

La vente en ligne, une priorité

Fin mars, le secrétariat d’Etat chargé du Numérique et le secrétariat d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances avaient lancé la plate-forme France Num. Elle recense par région, tous les acteurs du web et donne accès aux solutions existantes. Destinées à faciliter la vente en ligne, le paiement ou la livraison, elles sont aujourd’hui réunies au sein d’un guide pratique pour accompagner les artisans, commerçants et indépendant dans leur numérisation. Ce guide se veut pédagogique et s’articule autour de trois axes :

  • Être visible en ligne,
  • Informer et garder le contact avec ses clients en faisant connaître son offre,
  • Développer la vente par le retrait de commandes, la livraison à domicile ou la vente en ligne.

Accélérer la digitalisation

Un appel à projet lancé le 3 novembre référencera les offres numériques les plus intéressantes, pour mettre en place les différentes actions à la vente en ligne (intégrer une place de marché locale, mettre en place le paiement en ligne, créer son site internet…).

Pour accompagner les entreprises dans le choix et la mise en œuvre de la solution numérique la plus adaptée, les conseillers des CCI (chambres de commerce et d’industrie) et les CMA (chambres des métiers de l’artisanat) se sont engagés à passer 60 000 appels. Il s’agit d’aider les petites entreprises et les commerces à trouver les financements pour la création d’un site internet et de les accompagner à leur transformation numérique.

Pour tout savoir sur les aides publiques et les alternatives de financement auxquelles les entreprises ont droit, la CCI a créé un outil qui, selon le secteur d’activité et la région, détaille les moyens de financement, les prestations d’accompagnement et de services ou les allégements de charges disponibles.

Une aide financière directe de 500€

Et pour aller plus loin, le ministre de l’économie a promis, il y a quelques jours, « une aide directe » de 500€ pour soutenir le financement de la création d’un site internet pour les commerçants, les artisans et les indépendant. Cette aide sera versée au début du mois de janvier 2021. Est-ce que ce coup de pouce est suffisant pour créer un site de e-commerce. Il semble évident que la réponse est non. Mais ce dernier confinement invite tout le monde et les commerçants en particulier à prendre un virage numérique. Pour comparaison, en France, 30% des petits commerces ont une boutique en ligne alors que l’Allemagne plafonne à 72%. Aujourd’hui, les clients sélectionnent leurs produits en lisant des articles, en surfant sur leurs réseaux sociaux, par recommandation d’influenceur ou en naviguant sur les boutiques en ligne. Face à ces nouveaux usages, le site de e-commerce devient indispensable en complément de la boutique physique.

Combien coûte un site de e-commerce ?

Tout d’abord, il est utile de comprendre que le coût d’un site internet varie selon la complexité et le nombre de fonctionnalités désirées Ainsi, un site de e-commerce sera plus cher qu’un site vitrine composé de quelques pages uniquement. Un site de vente en ligne basique sera également moins cher qu’un portail web qui comprend de la vente en ligne, un compte client et des personnalisations poussées.

Si l’objectif est de vendre des produits sur internet et de développer du chiffre d’affaire, c’est une boutique en ligne qui doit être créée.

Comment estimer le montant d’un projet web et définir le financement nécessaire et assurer un retour sur investissement viable. Nous vous proposons de découvrir le coût d’un site internet pour le e-commerce en fonction des différentes spécificités :

Il existe deux solutions :

  • Une solution open source telle que Prestashop ou Magento. Ces applications sont gratuites mais doivent être personnalisées par un expert pour avoir un site de e-commerce qui fait des ventes. Il faut compter entre 1500 et 5000€ au minimum. Vous êtes propriétaire de votre site et devez en assurer la charge opérationnelle (bug, évolution… etc.) ce qui implique de prévoir un budget annuel pour la résolution des bugs.
  • Une solution par abonnement telle que Wizishop ou Shopify). Vous êtes alors locataire de votre boutique et ne pouvez pas la personnaliser à 100%. La solution prélève un pourcentage sur le chiffre d’affaires. Le vrai avantage de ces solutions, c’est qu’il n’y a pas besoin de compétences techniques pour démarrer. Tous les bugs sont gérés par la solution qui doit en trouver la cause et le résoudre. Votre site vous coûte le montant de votre abonnement mensuel auquel il faut ajouter un pourcentage sur le chiffre d’affaires, dans le cas d’une boutique en ligne.

Que ce soit une solution en open-source ou en abonnement, la personnalisation est le poste qui coûte le plus cher. C’est elle qui peut faire passer le prix d’un site internet de 1000€ à plusieurs centaines de milliers d’euros. Les sites des mastodontes du e-commerces tels qu’Amazon, Cdiscount ou Rue du commerce sont, si l’on considère le nombre d’heure de développement et le niveau de personnalisation, hors de prix.

Quand les moyens sont limités, il est impératif de mettre de côté ses envies de personnalisation et garder en tête qu’un site internet n’est qu’un outil pour faire du business. Il est plus utile de réserver un budget pour un levier important : l’acquisition de trafic et attirer des visiteurs sur son site . Il est possible d’avoir le plus beau site du monde mais si personne ne sait qu’il existe, le chiffre d’affaire ne décollera pas. L’efficacité doit être privilégié à l’esthétique !

Pour aller plus loin, d’autres alternatives de financement ou d’aide :

Il existe des subventions pour vous aider à financer votre communication :

Le F.I.D.A.C.O.M. (Fonds Départemental d’Aide à la Communication d’Entreprise) offre des subventions couvrant les frais liés à la communication, pour la réalisation et la mise à jour d’un site internet.

Cette subvention couvre 50% du montant HT des frais engagés dans la limite de 15 000€.

Globalement toutes les petites et moyennes entreprises sont éligibles sous forme de :

  • Subvention
  • Avance remboursable
  • Prêt
  • Garantie
  • Exonération de cotisations sociales
  • Réduction ou crédit d’impôt…

Pour constituer un dossier de demande de subvention, remplissez le formulaire de la CCI : Formulaire en ligne d’information / site de la CCI

En tant que chef d’entreprise, le financement d’un site internet peut aussi être financé grâce à des aides et des subventions.

Les aides financières ou de d’appui à l’entreprise en nature permettant de structurer les démarches de financement pour les personnes qui lancent leur activité :

  • L’ARCE: L’aide à la reprise et à la création d’entreprise est versée par Pôle emploi. Elle consiste à recevoir ses allocations chômage sous la forme de capital.
  • L’ACRE: L’Acre est un dispositif d’exonération de cotisations visant à favoriser les créations et reprises d’entreprises.
  • Le NACRE : Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise (Nacre).
  • Le CAPE : Contrat d’appui au projet d’entreprise.

Il existe des exonérations fiscales pour les entreprises possiblement obtenues grâce à l’investissement dans la création de sites internet ou de projets multimédias novateurs :

Il existe aussi  des subventions pouvant être allouées aux entreprises pour financer leur site internet ou leur projet de communication multimédia :

  • Chèque numérique des régions

 

Ainsi qu’une plateforme développée par le gouvernement : clique-mon-commerce. Elle s’adresse aux commerçants, artisans, professionnels de l’hôtellerie et de la restauration qui souhaitent se numériser et développer rapidement une activité en ligne.